Dans deux jours, c'est le carnaval étudiant de Caen.

Autant de bons souvenirs pour moi qui datent de ma période éstudiantine caennaise. Autant dire que quelques années ont passé depuis.
M'est venue l'idée de vous parler de mon premier amour, de ces moments d'émoi qu'on vit pour la première fois.
Pourquoi cette idée est-elle venue avec le carnaval ? Tout simplement parce que j'étais déguisée en Schtroumpf, il était Gargamel. Et rouler des pelles à Gargamel quand t'es un Schtroumpf, ça ne passe pas inaperçu et ça marque, aussi.
Je n'étais pas particulièrement précoce, puisque, même si j'avais eu quelques amourettes avant, j'avais déjà passé 19 ans quand je l'ai rencontré.

Coup de foudre immédiat.

En cours, on est ensemble en TD. Et à TOUS les cours on est à côté. Mon coeur s'emballe tout le temps. Il a le look surfer, n'est pas de la région, c'est un grand et beau brun ténébreux.
Vers le mois de décembre, alors que je lui indique que je vais aller chez le coiffeur il me glisse subtilement un "Tu devrais te couper les cheveux courts, comme m a c o p i n e".

WHAT ? TA QUOI ?

Le sol se dérobe sous mes pieds. J'ai les jambes en coton. Celle-là, je ne m'y attendais pas. Bon. Je ne m'avoue pas vaincue pour autant. Je fais celle qui s'en tape, laisse passer deux mois. Deux mois où sa copine et lui s'éloignent, puis finissent par se séparer (bon, j'avoue -j'en ai suffisament payé le prix ensuite- par quelques mesquineries de ma part).
Puis, évidemment, on se rapproche. Même si je n'ai pas coupé mes cheveux. Faut pas déconner. Comme quoi, les cheveux courts, c'était pas non plus indispensable.
S'en suivent 5 mois merveilleux, où je découvre tout.
Plaire, aimer et être aimée.

On n'a jamais vraiment coupé les ponts, on s'est séparés puis rabibochés, puis séparés définitivement.
Je suis heureuse d'avoir vécu tous ces moments intenses avec quelqu'un comme lui. Prévenant, attentionné.
Il est aujourd'hui marié et père de deux fillettes. Mais je suis heureuse pour lui, il fait partie de ces rares personnes honnêtes et droites.

Oui, elles existent. Elles sont précieuses.

Merci au carnaval étudiant de Caen de continuer à exister, parce que, tous les ans, à cette occasion, mon cerveau repart 15 ans en arrière non sans un certain pincement au coeur.